Les guerriers de la liberté
 
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Ngo Éditions

Théâtre

Les guerriers de la liberté

Michel Cadence   Serge Zeïtoun

82 pages

Parution : septembre 2016

 10 €

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10 €

Cette pièce est une adaptation du roman de Jean Divassa Nyama intitulé: "L'amère saveur de la liberté" (grand prix littéraire du Mali 2016) et de l'essai du même auteur "Regards sur la colonie".

"L'amère saveur de la liberté" est le récit romancé de la résistance gabonaise à la pénétration coloniale ; "Regards sur la colonie" est une mise en dialogues de documents archivés de l'administration coloniale entre 1905 et 1913.

Ulabe, étudiant gabonais contemporain, prépare un master sur la colonisation à Aix en Provence. Il est mystiquement téléporté en 1905 auprès de Mavouroulou, chef de la résistance du sud-Gabon. Il va vivre la guerrilla de l'intérieur sans pouvoir peser sur le cours des évènements qui aboutiront à la victoire des Français. Parallèlement, on voit les diférentes mentalité des Français, ainsi que les antagonismes violents entre administrateurs et militaires. Les relations entre Thérèse de Brazza et Hélène Schweitzer apportent une touche sensible dans cet univers d'hommes souvent cruels et racistes.

Après le décès physique de Mavouroulou dans une geôle coloniale, Ulabe retrouve l'époque contemporaine, où l'äme de Mavouroulou le rejoint pour l'initier et lui transmettre le flambeau de la culture traditionelle africaine.

La pièce se termine ainsi :

" Tiens, prends ma gibecière. Au pays des ancêtres où je suis maintenant, je n’en ai plus besoin. Tu sais ce qu’elle contient : la force du mwiri qui rend invulnérable, et le python sacré qui permet de voir au-delà du visible. (Il relève Ulabe) Ulabe, tu as vécu avec moi cette guerre. Je me suis battu pour la dignité, la paix et la liberté des Gabonais. Tu seras les yeux et la bouche de ceux qui n’arriveront pas à se souvenir de mon combat. Les temps vont changer, la lutte ne sera plus la même, mais ton témoignage et ta volonté de faire revivre notre mémoire seront le socle sur lequel les nouvelles générations pourront grandir. (Au public) Entendez-vous ce que disent les perroquets au sommet de l’okoumé ? Si vous oubliez le culte des ancêtres, vous perdrez votre âme d’Africain à jamais."